Sommaire :
Ne descendez jamais sur le terrain et ne vous approchez pas de la zone d’échauffement : restez derrière la clôture, laissez libres les passages des chevaux et suivez les consignes des arbitres et des commissaires de piste. Même après le coup de sifflet, un cavalier ne peut pas arrêter sa monture instantanément.
Comprendre ce qui se joue sur le terrain
Deux équipes se disputent l’ulak, un lourd projectile que le cavalier ramasse au sol, maintient contre sa jambe ou transmet à un partenaire. L’équipe cherche ensuite un passage vers la cible adverse. Un point validé s’appelle un salym, et l’équipe qui en totalise le plus remporte le match.
Le taï kazan ressemble à une large vasque circulaire aux parois inclinées. Pour marquer, le cavalier doit déposer ou lancer l’ulak dans la cible de l’autre équipe. Après un salym, les joueurs se replacent et la partie reprend depuis la zone centrale.
L’ulak
- Le règlement officiel de 2024 autorise une carcasse de chèvre ou un mannequin.
- Le mannequin réglementaire pèse 30 kg.
- Le format choisi doit être vérifié dans le règlement du tournoi.
Le taï kazan
- Chaque équipe défend sa vasque et attaque celle de l’adversaire.
- Le salym est accordé lorsque l’ulak entre entièrement dans la cible ou y pénètre au moins aux deux tiers.
- Le contact se resserre près du bord ; le public doit rester derrière la clôture.
Quatre cavaliers en jeu
- La feuille de match peut compter jusqu’à 12 cavaliers, mais quatre seulement jouent en même temps.
- Les remplacements passent par la ligne prévue à cet effet.
- Un joueur en trop entraîne l’exclusion de l’un des cavaliers présents.
1/4. Attaque près du taï kazan aux Jeux mondiaux nomades de 2018 Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
2/4. Tentative de salym dans le taï kazan Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
3/4. Lutte pour ramasser l’ulak au sol Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
4/4. Ramasser l’ulak sous la pression adverse Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
Les règles essentielles du match
Le règlement de la Fédération de kok-boru du Kirghizstan sur lequel s’appuie cette page date de 2024. Il prévoit un terrain de 210 × 80 m, ou une largeur réduite à 70 m lorsque le périmètre est clôturé. La surface doit être recouverte de 6 à 8 cm de sable lavé.
Dans le format principal, le match comprend trois périodes de 15 minutes séparées par des pauses de 10 minutes. Le règlement d’une compétition peut modifier cette durée. En cas d’égalité, une prolongation et une épreuve de départage sont possibles selon le système du tournoi.
Le contact physique est autorisé dans les limites du règlement. Un cavalier peut faire pression avec son corps et sa monture, mais il ne peut pas frapper son adversaire, le saisir à la main, barrer dangereusement sa route ni percuter un joueur penché vers l’ulak. L’arbitre interrompt l’action dès qu’elle menace une personne ou un cheval.
Carcasse ou mannequin
Il n’existe pas de réponse valable pour tous les matchs. Le règlement 2024 autorise une carcasse de chèvre ou un mannequin. Celui-ci doit peser 30 kg ; pour la carcasse, le règlement prévoit des poids distincts selon sa préparation et l’état du terrain. La fiche UNESCO consacrée à la pratique actuelle décrit un mannequin, mais le règlement du tournoi reste la référence pour le match que vous allez voir.
Si l’emploi d’une carcasse compte pour vous, demandez quel ulak est prévu avant d’acheter le billet. Une affiche ou une ancienne vidéo ne permet pas de le déduire : les tournois et les démonstrations n’adoptent pas tous le même format.
Pourquoi les réponses diffèrent : le kok-boru existe à la fois comme patrimoine, sport professionnel, jeu rural et démonstration de festival. Un même nom ne garantit ni des règles parfaitement identiques ni le même projectile.
Suivre une phase de jeu
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Le départ et le premier ramassage
Au coup de sifflet, les cavaliers convergent vers l’ulak depuis la zone de départ. Un joueur tente de le ramasser sans perdre sa vitesse ni son équilibre.
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Se dégager de la mêlée
Ses partenaires ouvrent un passage et l’aident à se dégager du contact. Les adversaires cherchent à ralentir l’attaque par une pression autorisée.
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L’accélération ou la passe
Le porteur peut continuer sa course ou passer l’ulak. Regardez aussi les cavaliers qui lui libèrent la trajectoire.
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L’approche du taï kazan
L’espace se resserre près de la cible. Le joueur doit garder l’ulak, trouver un angle et le déposer tandis que les défenseurs repoussent l’attaque loin du bord.
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Le salym et la remise en jeu
Lorsque le point est accordé, l’arbitre arrête la séquence. Les équipes se replacent et l’ulak revient pour le départ suivant.
Le kok-boru devient plus lisible lorsque vous observez l’espace plutôt que la seule mêlée. Un joueur porte l’ulak, un deuxième lui ouvre un couloir, un troisième se prépare à recevoir une passe et le quatrième couvre la contre-attaque. Les rôles changent en quelques secondes, et les remplacements maintiennent l’intensité.
Chevaux, équipement et sanctions
Chaque cheval passe un contrôle vétérinaire avant la compétition. L’équipement ne doit comporter aucune pièce dure ou tranchante susceptible de blesser une personne ou un animal. Un cheval qui mord doit porter une muselière ; s’il continue à mordre ou à ruer après un avertissement, il est retiré du jeu.
Le cavalier doit porter les protections et le couvre-chef prévus par les règles. Après un avertissement, jouer sans casque entraîne une exclusion. Les coups portés avec la main, le pied ou la cravache, une charge dangereuse, une tentative de faire chuter l’adversaire ou un coup à la tête du cheval peuvent aussi conduire à une sanction ou à un carton rouge.
Même encadré par ces interdictions, un sport équestre de contact reste risqué. La qualité de l’arbitrage, le suivi vétérinaire, l’état du sable, la solidité des barrières et un passage libre pour les secours comptent autant que le spectacle.
1/3. Une action serrée près du taï kazan Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
2/3. Une accélération en terrain ouvert Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
3/3. Les équipes se replacent pendant le match Photo : Helen Owl, Wikimedia Commons , CC BY-SA 4.0 ; modifiée pour ce site.
Trouver un tournoi
Il n’existe pas de calendrier quotidien destiné aux visiteurs. La fédération organise des tournois de ligue supérieure et de première ligue, ainsi que des compétitions pour les jeunes et d’autres catégories. Son site mentionne régulièrement la Coupe de Nooruz, la Coupe de la Victoire et la Coupe de l’Indépendance, mais les dates, les équipes, le terrain et l’accès du public sont publiés pour chaque édition.
Consultez le site de la Fédération de kok-boru du Kirghizstan et ses annonces officielles. Pour un grand rendez-vous, utilisez notre guide des Jeux mondiaux nomades de 2026 ainsi que le site officiel des Jeux. Vérifiez de nouveau l’horaire le jour du déplacement : le tableau du tournoi, la météo ou l’état du terrain peuvent le modifier.
- Confirmez le nom exact de l’hippodrome ou du terrain, l’entrée et le secteur réservé au public.
- Demandez si une inscription ou un billet est nécessaire et s’il peut être acheté sur place.
- Vérifiez l’heure du premier match et l’horaire approximatif de l’équipe que vous voulez voir.
- Renseignez-vous sur les appareils photo volumineux et l’emplacement de la zone de presse.
- Ne faites pas un long trajet sur la seule foi du nom d’une fête sans affiche confirmée.
Les grands rendez-vous utilisent souvent des hippodromes. Des rencontres internationales se sont tenues sur la rive d’Issyk-Koul, à Cholpon-Ata, tandis que Bichkek a également accueilli des tournois et des événements officiels. Consultez notre guide de Bichkek si votre programme y prévoit une journée. Un précédent historique ne garantit jamais le lieu du prochain match.
Regarder le match en sécurité
Arrivez en avance
- Repérez l’entrée officielle, le secteur clôturé et la sortie avant l’arrivée des chevaux.
- Prévoyez de l’eau, une protection contre le soleil, le vent et la poussière, ainsi qu’une couche chaude en saison froide.
- Expliquez aux enfants qu’ils ne doivent jamais franchir la barrière pour prendre une photo.
Restez derrière la barrière
- Évitez les portes, les passages, la ligne de départ et la sortie de la zone d’échauffement.
- N’agitez pas d’objet et n’utilisez pas de flash près des animaux.
- Si un commissaire de piste vous demande de libérer un espace, éloignez-vous immédiatement et ne discutez pas pendant l’action.
Attendez l’autorisation
- Ne rejoignez ni le taï kazan, ni les joueurs, ni les chevaux avant l’ouverture officielle du terrain.
- Demandez l’accord de la personne avant un portrait ou un gros plan.
- Ne nourrissez et ne touchez jamais un cheval sans l’accord de son propriétaire ou de son accompagnateur.
Une tribune surélevée ou un secteur séparé du terrain par une barrière solide offre la meilleure position. Sur une aire ouverte, le vent soulève le sable : protégez vos yeux avec des lunettes et ne vous rapprochez pas du bord pour mieux voir.
Photographier et raconter avec justesse
Ne réduisez pas la discipline à un surnom destiné à choquer et ne cachez pas le type de projectile employé. Une légende précise nomme l’ulak, explique le but du match et indique séparément s’il s’agissait d’un mannequin ou d’une carcasse. Si la photo ne permet pas de le savoir, n’inventez pas l’information.
Photographiez depuis la zone du public avec une longue focale. Ne demandez pas à un joueur de répéter un geste risqué après le match, ne vous placez pas entre un cheval et sa sortie et ne publiez pas le gros plan d’une blessure comme une image de divertissement. Demandez un accord avant de photographier une personne hors compétition, un enfant ou le travail de l’équipe vétérinaire.
L’UNESCO a inscrit le kok-boru sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2017. Cette reconnaissance porte sur une pratique vivante, la transmission de savoir-faire et le rôle de la communauté. Elle ne dispense pas d’examiner le bien-être des chevaux, la sécurité des joueurs et le choix de l’ulak dans un tournoi contemporain.
Poursuivre la découverte
Le kok-boru se comprend mieux aux côtés d’autres pratiques vivantes. Notre guide du tir à l’arc traditionnel distingue compétition, démonstration et premier cours. L’article sur les berkutchi explique le travail avec l’aigle royal et les critères d’une visite respectueuse. Le panorama de la culture du Kirghizstan relie les jeux aux savoir-faire, à la musique et aux fêtes.
Questions fréquentes
Combien de joueurs se trouvent sur le terrain ?
Le règlement 2024 de la Fédération de kok-boru du Kirghizstan prévoit quatre cavaliers par équipe sur le terrain. La liste peut compter jusqu’à 12 joueurs, ce qui permet des remplacements pendant le match.
Combien de temps dure un match de kok-boru ?
Le format de base comprend trois périodes de 15 minutes séparées par des pauses de 10 minutes. Le règlement d’une compétition peut modifier la durée et ajouter une prolongation ou une épreuve de départage en cas d’égalité.
Le match utilise-t-il une carcasse ou un mannequin ?
Le règlement 2024 autorise les deux : une carcasse de chèvre ou un mannequin. Le mannequin doit peser 30 kg. Vérifiez le règlement du tournoi ou demandez à l’organisateur quel ulak sera utilisé.
Qu’est-ce qu’un taï kazan ?
Le taï kazan est la vasque circulaire défendue par chaque équipe. Les joueurs attaquent la cible adverse, et le salym est accordé lorsque l’ulak y entre entièrement ou y pénètre au moins aux deux tiers.
Où un voyageur peut-il voir du kok-boru ?
Suivez les annonces officielles de la Fédération de kok-boru du Kirghizstan et le programme des Jeux mondiaux nomades. Les rencontres ont lieu à des dates précises : confirmez le terrain, l’accès et l’horaire avant le déplacement.
Peut-on approcher les joueurs et les chevaux après le match ?
Seulement lorsque le terrain est ouvert et avec l’accord du joueur, du propriétaire ou de l’accompagnateur. Ne bloquez pas les passages, n’approchez pas un cheval par l’arrière, ne le nourrissez pas et n’utilisez pas de flash à proximité.
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